jeudi 22 avril 2010

Costa Rica 4 - Séjour à Brasilito - Pura Vida -






Le séjour à Brasilito se poursuit.




Nous parcourons les plages locales de sable blanc « vêtues » :

Playa Conchal, Playa Flamingo, Playa Tamaringo, Playa Brasilito.

Nous prenons des bains à 30, 31 degrés sous un soleil de plomb, même l'air est chaud en bord de mer ( 37° à l'ombre à quatorze heures ). Nous dégustons des poissons et crustacés, des « casado » ( voir photo ) dans un village costaricain encore authentique, simple, le tout sous l'aubade de musiciens locaux. La saison semble arriver à sa fin et l'affluence est moindre ce qui nous convient très bien.. Nous avons rendu le 4x4 à l'agence, il ne nous est plus utile. . Nous menons une réflexion sur la suite du parcours, le Guatemala en ligne de mire . Nous vous faisons partager quelques images de ci, de là au hasard des journées.











Parlons un peu de tout et de rien.

Nous avons évoqué le « casado ».




C'est un plat typique du Costa Rica. Une recette que doit obligatoirement savoir faire une femme mariée à son mari ( casado signfie : marié ). En quelques mots : une portion de riz, une portion d' haricots noirs, de la banane frite, et soit du poisson ( daurade ou mahi-mahi ) soit du poulet, soit du porc et un peu de salade et tomates coupées finement. Il s'agit du plat le plus complet et le moins cher dans les restaurants. Il faut compter 2500 colons soit 5 dollars soit 3,50 euros. Le tout peut s'accompagner d'un bière du Costa Rica , la bière « Impérial » 700 colons – 1 dollar et demi – 1 euro. Nous la retrouvons partout sur les camions, les tee-shirts, les serviettes de plage etc... c est la bière du pays qui fait fureur.




La gentillesse du peuple Costa Ricain.

Des gens souriants, aimables, dévoués, gentils pour la plupart. Ils sont toujours prêts à rendre service, vous renseigner. Ils vivent paisiblement, sans stress. Ils ne sont pas prise de tête, n'insistent pas. Les vendeurs ne vous harcèlent pas, ils proposent ! Certes parfois ils voient en l'étranger surtout les « gringos américains – de l'expression : « green go !! » des gens aisés et essaient de leur extirper un peu plus d'argent mais cela fait partie du jeu. La vie n'est pas facile ici pour les petites gens. Les français sont appréciés surtout lorsqu'ils parlent espagnol ! C'est parfois difficile car des mots diffèrent avec l'espagnol scolaire mais nous nous adaptons rapidement !




Les plages du Costa Rica.



A la plage Brasilito les pêcheurs se mèlent aux baigneurs !


Elles ne sont pas tellement faites pour se baigner. Beaucoup de vagues et de courants. Elles font globalement le bonheur des surfeurs. Elles sont assez périlleuses avec des phénomènes de marée. Nombreuses sont les étendues de sable volcanique de couleur noire, il y a peu de plages au sable blanc ( là où nous sommes actuellement ). N'espérez pas retrouver des plages telles qu'à l'île Maurice, Guadeloupe, elles sont très très rares. Les plages, de manière générale sont préservées et assez sauvages.





La religion.


Un peuple extrêmement croyant, tout comme au Panama. Des églises un peu partout. Des panonceaux sur le Christ, l'église, la bible, des psaumes, des citations, sont parsemés en des lieux innombrables ( arbres, murs, publicités ... ). Le dimanche, la messe en belle tenue, car le Costa ricain se veut élégant en ces moments, il l'est néanmoins de manière générale.





Les loisirs. La vie.


Le football est un culte surtout celui venu d'Espagne. Les jours de match c'est la fête ! Des terrains aux pelouses brûlés sont dans tous les villages.
Les corridas sans mise à mort sont très populaires.
La télévision joue un grand rôle dans le quotidien ( elle fonctionne de jour comme de nuit ), ainsi que la musique ( espagnole-cubaine) et le téléphone portable, quant aux points internet, ils surgissent un peu partout.
Le soir venu, comme dans le midi, il y a trente ans, les gens sont sur le pas de la porte à prendre le frais et les « buenas tadres et Buenas noches  » s'échangent que vous soyez étranger ou un local. Les échanges avec les voisins et la famille meublent les journées.


La Poste :


Pas de facteur ici. Pas de calendrier des postes !!! Pas de boite aux lettres car pas de véritable adresse. En fait si vous voulez recevoir du courrier au Costa Rica, il faut avoir une boite postale à la poste. La vision de centaines de boites aux lettres encastrées dans les murs des bureaux ou de cases en bois destinées à recevoir le courrier des particuliers est amusante à voir. Les télécoms, quant à eux, ne sont pas liés à la poste.


Tout cet ensemble fait que parfois nous nous disons que nous sommes dans l'Espagne d' aujourd'hui et d' il y a quarante ans.







Lundi 26 avril 2010.





Voilà, nous quittons le Costa Rica et notre charmant hôtel avec un petit pincement au coeur. C'est un pays très attachant. Nous emportons plein de belles images et de beaux sourires des ticos.













Dans le cadre du voyage, nous avons décidé de "sauter" le Nicaragua, le Honduras et le Salvador.
Lever 5h00 en ce lundi. Cinq heures de minibus de Brasilito à San José. Cinq heures d'attente à l'aéroport et nous montons dans cet avion de "Taca airlines" en direction de Guatemala Ciudad. 1h30 de vol et nous serons rendus pour 19h10 dans la ville. Nous n'y resterons pas.

Au revoir Costa Rica, Guatemala nous voilà !

mercredi 14 avril 2010

Costa Rica 3 - Du volcan Arenal vers la péninsule de Nicoya -










Mardi 13 avril 2010, Mercredi 14 avril 2010, jeudi 15 avril 2010.


Nous quittons la mer des Caraïbes pour rejoindre le volcan Arenal au nord de San José.
En quittant Cano Blanco nous "tombons" sur un passage à niveau de bananes. Oui vous avez bien lu ! Les routes au sein des plantations sont pourvues de barrières qui se ferment lors du passages des régimes souvent accompagnés des hommes suspendus avec les bananes. L'ensemble est tracté par un moteur sur cable. Cela circule comme un train. C'est un spectacle surprenant et amusant. La circulation des véhicules est interrompue pour laisser passer le convoi de bananes. C'est beau le modernisme !



Nous visitons en suivant une bananeraie qui nous présente le lavage, l'emballage des cartons de bananes à destination du monde. Le personnel travaille dans l'humidité et la chaleur avec automastisme au son d'une musique latino intensive. Les ouvrières et ouvriers reprennent les refrains. La musique les aide à supporter un tel labeur !




Les riverains supportent le traitement chimique des immenses plantations qui se fait par avion. En fait cela ne leur convient pas mais ils font avec.

Nous continuons notre route vers le volcan. Nous voilà arrivés en fin de journée. La vision du volcan nous rend immédiatement très humble. Une masse est face à nous, imposante, massive. La crête est envahie de nuages. Nous déposons nos bagages à l'hôtel Rossi et filons en direction du volcan. La face Est est emplie de végétation, par contre la face Nord laisse apparaître de nombreuses coulées de lave. Ce volcan est toujours en activité et à la nuit tombée, laisse paraître des flammèches, petites éruptions. Demain nous l'approcherons.




Dans l'immédiat, nous poursuivons jsuqu'au lac Arenal, immense masse d'eau de couleur verte qui le caractérise. Une épaisse jungle cerne le lac. Sur la route nous sommes mis en présence de gentils Coatis ( entre singe et raton laveur ) qui s'approchent de nous. Mignon petit animal à la mine sympathique. Quelques clichés ! La journée se termine en parcourant un pont suspendu de 100 m de long à 40 m du sol ! Un peu impressionnnant, il faut le dire. Le stage commando est loin !







Nous parcourons les pentes du volcan et approchons d'anciennes coulées de lave de 1968. A l'époque, Plus de 70 morts et des centaines d'animaux calcinés. La chaleur est forte et l'ascension modeste ( quelques centaines de mètres ) quelque peu pénible. De belles photos. Nous ne pourrons pas approcher le cratère, cela est interdit, néanmoins nous sommes satisfaits, nous avons eu droit à de belles images.












Nous quittons l'Arenal pour nous rendre aux volcan Ténorio et Miravalles ( vitesse 40/50 km/heure, impossible de rouleur plus vite sur les routes du Costa Rica, la vitesse est limitée à 80 km et la police veille ). Nous descendons jusqu'à la panaméricaine avant de remonter. Nous avons droit sur cet axe à des vastes étendues dessechées, de vrais déserts, où siègent des ranchs et des caballeros à cheval. C'est fou comme au Costa Rica en quelques kilomètres, les paysages peuvent varier radicalement, c'est vraiment surprenant. La chaleur est vraiment intense ( entre 37 et 40 degrés ).

Nous nous installons à l'hôtel Cacao à Bijagua. Ici pas d'air conditionné, un simple ventilateur. La nuit sera chaude. Vite une douche, des provisions, la visite sera pour demain vendredi.


Volcan Ténorio. Vendredi 16 avril 2010 -

Au terme de la nuit passée à Bijagua, nous allons sur les pentes du volcan Ténorio et entrons dans le parc national après 30 minutes de piste caillouteuse affligeante depuis le village. Nous effectuons un parcours pédestre de quatre heures à la découverte d'une superbe cascade bleue azur, d'un lac naturel d'un bleu merveilleux, et nous terminons par une baignade dans les eaux thermales et sulfureuses naturelles au sein des roches du rio céleste qui les borde. Nous pouvons ainsi alterner chaud et froid car ces eaux sont à 36/37 degrés pour les thermes et 16/17 pour le rio, un vrai plaisir ! Nous nous détendons !






La vision du lac bleu ( petite surface ) nous a ravi. Un vieux costa ricain posté prés de l'eau du lac s'adressant à Christian lui a dit en espagnol: « Si tu te baignes dans ce lac d'homme tu te transformes en femme et de femme en homme ». Un artiste, quant à lui, a écrit : « Dieu ,lorsqu'il a peint le ciel, a posé à son terme son pinceau dans ce lac ! ». Nous voulons bien le croire, le lieu est magique.
Nous notons durant la promenade que des ruisseaux d'eau sulfureuse bien jaunâtre se jette dans le rio. Il apparaît un superbe contraste de couleurs entre le bleu et le jaune. En fait, nous apprenons le bleu est obtenu par l'effet du gaz du volcan qui remonte dans l'eau.



Le volcan Ténorio vaut vraiment le détour au Costa Rica, nous le définissons comme un lieu immanquable. Il faut savoir que, pourtant, ce volcan est moins fréquenté que les autres !

Sur ces belles images, nous partons pour le volcan del Rincon de la vieja supposé à deux heures de là. Nous empruntons des pistes et encore des pistes caillouteuses, défoncées, lunaires pour certaines ( sur la route des « congères » de craie de part et d’autre , dirons nous, de plusieurs mètres et la chaussée à la limite de l'enlisement sablonneux-crayeux), nous perdant dans une nature sauvage et ingrate car les axes ne sont pas balisés ! Quelle galère ! Le bego a tout donné aujourd'hui ! Les « ticos bienveillants» nous font tourner malgré eux en rond. Un temps infini, plus de 60 km/ 80 km de dur parcours, et finalement nous nous replions en désespoir de cause sur la ville de Libéria pour sortir de cette prise de tête. Cela fait 4 heures trente que nous roulons ! Nous décidons d'accéder le lendemain au volcan par l'entrée principale ayant échoué sur l'autre voie ! On se pose dans une hacienda !

Samedi 17 avril 2010 -

Au lendemain, frais et dispos, après 16 kilomètres de piste, nous parcourons à pied, le parc volcanique du volcan du Rincon de la Vieja. Deux heures trente de superbes images de veines volcaniques en activité, vapeurs sulfureuses, lac d’ eaux bouillantes, terres sulfureuses bouillonnantes, mini volcan, nuages de souffre et d’eau. Nous sommes sur le territoire du « diable ». Voir de si prés les entrailles terrestres donne à réfléchir sur ce que nous avons sous nos pieds…. Après l’effort, le réconfort, nous filons aux « Hots springs », eaux thermales naturelles du volcan à quelques kilomètres de là. En pleine nature, plusieurs bassins d’eau souffrée à des températures de 38/40 degrés à 70 degrés. Deux heures dans ce havre de paix à se relaxer. Demain sera un nouveau jour.








Dimanche 18 avril 2010.


Nous quittons notre "ranch-hacienda" en direction des plages de la péninsule de Nicoya. Nous rejoignons les plages de sable blanc de : Brasilito, Conchal, Flamingo. Nous posons nos valises à la plage de Brasilito, petit village de pêcheurs qui a gardé son authenticité dans un hôtel de charme tenu par des italiens. Ici pas d'infrastructure hôtelière de masse et de béton ! Repas de midi les pieds dans le sable sur fond de musique costaricaine délivrée par trois caballeros en tenue mexicaine "armés" de guitares. La journée se termine sur une plage sauvageonne dans les eaux chaudes de l'océan pacifique !


Lundi 18 avril 2010.


Nous terminons notre séjour au Costa Rica. Quelques jours de détente dans un hôtel de bord de mer à la plage de Brasilito, un lieu à recommander ("hotel quina esencia") et nous reprendrons notre route.

Costa Rica 2 - De l'océan pacifique à la mer des caraïbes



Vendredi 09 avril 2010.

Nous voici sur la route qui nous amène de Quepos-Manuel San Antonio vers Jaco. Nous longeons de nombreuses plages tantôt de sable volcanique tantôt de rochers. Les paysages sont sauvages et les plages souvent dépeuplées (playa Hermosa – belle –) mais nous savons que les tortues de mer nichent en ce lieu. Il règne en cette plage une extrême chaleur qui nous écrase littéralement, les embruns marins n’y font rien. En suivant, nous arrivons au petit village de pêcheurs de Tarcoles et décidons de nous installer en ce lieu pour la nuit au sein de l'hôtel Carara qui jouxte la mer. Nous découvrons une jolie « soda » ( auberge ) au sein de l'agglomération où nous dégustons des ceviches ( poissons crus baignant dans le citron ), camarones aljillo ( crevettes à l'ail ), poisson Mahi-Mahi (daurade). Ici pas de doute c'est de la marchandise bien fraiche ! Un plaisir du palais à petits prix! (le pêcheur-poissonnier est en face du «soda »).

Nous entrons, par le biais d'une piste tracée au bulldozer, dans la forêt profonde au-dessus de Tarcoles. Le 4x4 nous le permet. Nous pouvons ainsi apprécier la flore locale, une véritable jungle !. Quelques superbes points de vue s'offrent à nous car nous grimpons sur les sommets et découvrons le littoral sur la ligne d’horizon. Au loin la rivière Tarcoles (d'où le nom du village) se jette dans l'océan pacifique. Nous admirons l’estuaire.






Nous rejoignons le fameux pont de Tarcoles pour retrouver des crocodiles qui vivent dans cette rivière à l'état naturel. Depuis le pont nous découvrons de véritables « bestiaux », pour certains de 5 et 6 mètres de long et 500 kilos « tout mouillés ». Le spectacle est impressionnant et ne donne pas envie de se baigner, même pas de tremper un orteil !




Retour à l'hôtel. Alors que nous nous reposons sur la terrasse, voici, au-dessus de nous, de nombreux passages d'oiseaux colorés et criards qui se déplacent en bandes, notamment des aras aux superbes couleurs. Pour les autres, nous n'avons pas la compétence mais ces volatiles nous laissent rêveurs ! C'est un superbe spectacle naturel !

Samedi 10 avril 2010.

Après un petit déjeuner typiquement local – le gallo pinto - (riz avec haricots noirs – épicé -, œufs brouillés et banane salée le tout agrémenté néanmoins d’un café), nous visitons le parc naturel « Carara ». Nous parcourons des sentiers sauvages au sein d’une végétation très épaisse qui abrite aras et oiseaux divers. Contemplation d’une nature préservée et respectée, d’une faune en toute liberté. A la croisée des chemins, une bande de singes nous observent de prés tout en s’agitant dans les branches. Curiosité et inquiétude se mêlent des deux cotés. Nous préférons nous éloigner.




La promenade se termine dans la chaleur, une atmosphère très lourde en humidité et nous rejoignons le véhicule quelque peu éreintés.




Dimanche 11 avril 2010.

Nous prenons la route du volcan Poas au nord-ouest de San José. Il s’agit du volcan le plus actif du Costa Rica qui culmine à 2704 m. C’est aussi un des plus grands cratères de volcan du monde (1500 m de diamètre). Nous nous « posons » dans un chalet de montagne ( las Calas) sur les flancs du « monstre ». Demain dimanche, nous montons au cratère. La température en notre lieu d’hébergement n’a plus rien à voir avec la côte pacifique, nous sommes passés de 37° à 18 ° (pluie en outre). Ce soir nous faisons du feu dans la cheminée car nous avons froid !!! La tisane est bienvenue ! La nuit est fraiche ! Il pleut abondamment au petit matin.




Nous "montons" au cratère du volcan « Poas » malheureusement la visibilité est nulle. Impossible d’accéder au site proprement dit. Il en est de même pour le volcan « Iratzu ». Nous décidons de « filer » sur Tortugueros sur la côte caraïbes à 4h30 de voiture. Après la traversée d’Alajuela et de la capitale San José, la route très sinueuse et montagneuse est exténuante, néanmoins le paysage est beau, d’une extrême verdure (Paraiso, Turrialba). Nous arrivons à Siquirries et surprise, nous devons prendre une piste caillouteuse, défoncée, inondée, longue de 32 km pour atteindre Cano Blanco et ce, au travers de plantations de bananiers. 1h00 de parcours à «la parkinson», le bego 4x4 vibre de partout, bonjour les vertèbres, c’est le bouquet final ! Chantal finit en conduisant debout ! Nous atteignons le petit port d’embarquement au bout du monde ! Ce soir, nous avons notre dose, nous ne traverserons pas. Nous décidons de loger dans un bungalow prés de l’embarcadère ! La nuit tombe à 17 h45, des trombes d’eau aussi ! Demain nous devons négocier la traversée avec les passeurs et ce n’est pas une mince affaire ! Ici c’est le no man’s land !

En ce lundi matin (12 avril 2010), nous nous réveillons tant bien que mal. La nuit a été difficile. Des pluies diluviennes sont tombées tambourinant sur le toit de notre chalet sur pilotis (nous sommes quasiment seuls dans un marais). Une musique endiablée a émané d’un bateau proche ou les marins sous l’effet de l’alcool se sont trouvés transcendés. Les costaricains aiment la fête. Hier ils fêtaient Juan Santamaria, un héros national ! Défilés, bals populaires etc…

Nous dégotons, pour la journée, un «passeur» ( Alejandro) pour aller à Tortuguero, . Tortuguero est un village entre mer et large canal (cano blanco). Nous ne sommes pas loin de la frontière avec le Nicaragua. Il est seulement accessible en bateau après un trajet de 35 kms à travers une épaisse forêt tropicale.



Une jungle dense, impressionnante, peuplée de jaguars, tapirs, singes et nombreux animaux. A l’aller, nous mettons deux heures pour effectuer le trajet car le guide s’arrête quelques fois pour nous permettre d’appréhender la faune. Nous découvrons caïmans, singes « congos », singes « Titi », toucans, aigles pêcheurs, et diverses variétés d’oiseaux. C’est fabuleux ! Nous sillonnons les canaux avec l’impression d’être en Amazonie ( des lamantins vivent en ces eaux). Au terme de notre remontée ; « Tortuguero » ! Un joli village typique bordée d’une plage où les tortues de mer « verde » pondent dans le sable. Nous sommes dans une réserve naturelle, le parc national de Tortuguero.. La longue plage de la « ciudad » quant à elle, est tumultueuse, de violentes vagues boueuses la balaient ! Le sable est quasiment noir, il est jonché de troncs d’arbres, des nuages d’embruns montent. Une vision un peu ténébreuse !



Nous resteront quelques heures en ce lieu (aucune voiture, engins à moteur, aucune route) ou toutes les maisons sont sur pilotis car le village est bâti sur un marais. Les trottoirs, en fait, sont souvent des passerelles sur l’eau ! Bonjour les moustiques ! Ici, il est interdit de couper les arbres, de chasser, les habitants très modestes ne vivent que du tourisme (petites boutiques de souvenirs, sodas, promenades en canoë).




A la nuit tombante (17h00), nous regagnons Cano Blanco à pleine puissance moteur. Nous sommes très satisfaits de notre incursion en ce bout du monde. Tortuguero vaut bien le déplacement !

mercredi 7 avril 2010

Costa Rica 1 - Au pays des Ticos -


Le Costa Rica :

Mardi 6 avril 2010.

Nous quittons Boquete et laissons le véhicule de location ( yaris ) à la société « Alamo » à l'aéroport de David. Nous rejoignons en taxi jaune (amarillo) la frontière à Pasocanoas ( 40 km ). Formalités douanières au Panama sans difficulté aucune (Taxe : 1 dollar par personne pour quitter le pays ). Nous passons du Panama au Costa Rica à pied ( 200m ). Il fait une chaleur d'enfer en ce lieu ( voir le tee-shirt de Christian sur la photo), une vraie étuve. Passage de la frontière au Costa Rica étayé par le sourire ravissant d'une policière ( enfin ! ). Nous prenons un taxi rouge ( rojo ) pour rejoindre Golfito (40 km), un petit port ( lieu le plus humide du pays) du Costa Rica avec son lot de résidents un peu particulier ( origine Nicaragua pour pas mal ) qui émergent plus particulièrement la nuit vers 22h30 suivant les « bons habitants ». Nous notons la présence de quelques touristes qui viennent visiter le parc national du Corcovado – 54 000 hectares. Il présente la particularité d'être d'une biodiversité la plus importante de la planète. A ce stade du récit, nous adressons un salut au romancier-aventurier Cizia Zÿke qui a séjourné en ce lieu il y a 30 ans ( auteur ouvrage : Oro à lire ). Nous nous installons dans une pension dénommée « Golfito » tenu par « una madre » sympathique. Demain nous réceptionnons notre véhicule de location « un Bego 4x4 » (il faut bien cela pour les pistes qui nous attendent) et partons pour le parc national Manuel Antonio sur la côte pacifique Sud à 1h30 au Sud de Punta Arenas.
Durant ce séjour nous allons abandonner le dollar ( Dolar au Panama ) pour la monnaie locale « le Colon » du nom de notre illustre Christophe Colomb. (1 Euro=750 colones).
Nous commençons notre traitement contre le paludisme à base de Nivaquine. ( 1 cachet par jour et par personne – Merci Docteur !! ) «  no me moleste mosquito ! »


Nous sommes entrés au Costa Rica par la région la plus authentique du pays car les autres secteurs se voient garnis de nombreux touristes notamment américains. Un paysage trés vert, une nette transition avec le Panama. Nous avons sillonné une vallée verte où ont été plantés de nombreux palmiers aux fins de production d'huile de palme. Nous avons quitté Golfito (le 7 avril 2010 à 10 h 00) un petit port de 6 km tout en longueur en bordure de mer. C'est une zone libre de taxes et un commerce important en multiples produits se fait en ce lieu. Nous avons rejoint le village de Manuel San Antonio pour se loger au Coco Beach, un petit hôtel simple. Nous serons, dés demain, dans le parc national à la découverte de la faune et la flore.

Jeudi 8 avril 2010, nous perdons la notion des jours ici ! Visite du parc Manuel San Antonio. Voyage au pays des singes, paresseux, iguanes.




Quelques beaux clichés. De jolies plages au sein de ce parc et ....une masse de touristes notamment américains.



Un soleil de feu, il a dû faire entre 37 et 39 aujourd'hui. Dur à encaisser, heureusement la mer est proche, quelques bains réparateurs !. Demain nous partons en direction de Puntarenas pour aller sur la péninsule de Nicoya. Nous stopperons à Tarcoles pour voir les crocodiles ainsi que la réserve de Carara ( parc naturel avec de nombreux oiseaux ).

En marge de cela le bego 4x4 va pas mal. Tiens ! à noter ici au Costa Rica il existe un prix unique dans tout le pays pour une qualité de carburant, l'essence 91 dite "régular" ( directive gouvernementale ) ainsi pas de prise de tête (compter 70 centimes d'euro par litre). Les autres carburants sont libres de prix.Le coût de la vie est supérieur de prés de 40 pour cent par rapport au voisin du Panama. La vague américaine en est à l'origine certainement.

dimanche 4 avril 2010

Panama 3 - Boquete -




Samedi 04 avril 2010

Nous quittons la plage volcanique de "La Barqueta" pour nous rendre à Boquete Bajo dans " la pension Topas". Nous allons découvrir un aspect montagneux du Panama. Cette ville se trouve à 50 minutes de David en direction de la côte Caraïbes ( altitude 1200 m ).


En ce dimanche de Pâques, nous voici à Boquete. Nous sommes à 1200 m dans une jolie ville-village au sein d'une vallée verdoyante . On sent le calme en ce lieu. Nous rejoignons la pension – petite résidence hôtelière et camping – au bord d'une rivière. Les prix pratiqués sont raisonnables – 36 dollars – la nuit pour trois personnes. De manière générale l'hôtellerie, depuis notre départ, ( dans des conditions normales-acceptables ) n'est quand même pas donnée.
Nous reconnaissons les environs en voiture et montons à 1500 m au sein d'un parc naturel où vivent les quetzals – oiseau bleu -. Chantal en apercevra un. Nous rencontrons un air frais qui nous change de la chaleur étouffante de David. A la croisée des chemins, des paysans qui rentrent des champs munis de leurs pioches pour certaines en fer d'autre en bois. Pas de dimanche pour eux. Les femmes sont très souvent en tenues traditionnelles, de longues robes de couleurs vives, souvent au ton unique ( bleu, rouge, rose ).





Sur la route alternance de cahutes délabrées (conditions de vie difficiles ) et de maisons pour certaines cossues. Des enfants et des adultes, de ci de là, jouent au football sur des portions d'herbe brulée pendant ques femmes sont aux lavoirs. Il y a vraiment deux classes sociales aux extrèmes dans ce pays.
Au sein de la pension Topas, une volière avec un superbe Toucan dont nous vous gratifions d'une photo. Un bel animal curieux qui parade en nous voyant.




Lundi 5 avril 2010.

Nous sommes encore à Boquete à parcourir la ville et les environs. Nous sommes allés dans le parc nationale du volcan Baru. Jolis paysages, cascades, dans le style de Saint-Lary Soulan avec des diversités de végétation. Oreilles d'éléphants et innombrables fleurs. Chaleur raisonnable car l'altitude est là nous sommes à 1500 m. Nous avons des contacts avec les enfants du pays dans leurs habits d'innocence et quelque peu intimidés par « los estranjeros. ». Nous les immortalisons. Sur le chemin, nous nous intéressons à la clinique locale dans le cadre d'une urgence éventuelle ( voir photo avec prestations ). Ouf ce ne sera pas le cas !



Nous sommes au terme de notre voyage au Panama au sein de ce peuple majoritairement de petite taille ( c'est assez surprenant ). Une forte imprégnation religieuse, une grande dévotion (nombreuses églises catholiques). Neuf jours en ce lieu. Bien sur, nous n'avons pas parcouru tout le pays ! Une impression mitigée. Une population sympathique, des paysages agréables, des plages de sable fin, soit blanc, soit volcanique, un impressionnant canal, un climat diversifié, un pays en plein développement économique avec une grande ouverture pour les investisseurs et les retraités potentiels de tous les pays. Rien de fantastique dans l'ensemble, un autre monde néanmoins. Nous pourrons dire : « on l'a fait » tout simplement ! Allez nous garderons de bons clichés en mémoire !

vendredi 2 avril 2010

Panama 2 - Colon - Portobelo - Santiago -





Mardi 30 mars 2010.

Nous voici sur la route de Colon, deuxième ville du pays ( Panama City compte 700 000 habitants )( un pays à la taille de la Suisse ). Il s'agit d'un port qui établit de nombreuses liaisons commerciales avec la Colombie notamment Carthagène. Nous avons traversé en largeur le Panama, dans sa plus étroite partie, pour rejoindre cette agglomération à la mauvaise réputation notamment dans une partie qui s'appelle la "zone libre". La circulation en voiture de nuit y est fortement déconseillée ainsi que de déambuler de jour comme de nuit. Nous avons compris pourquoi une fois sur place ! Nous n'avons pas trainé ! Nous sommes rassasiés des grandes villes !
Sur les routes, nous sommes confrontés à des difficultés de circulation. Le code de la route y est bafoué, le passage en force est la règle. Ne parlons pas de l'état de certaines véhicules ! La circulation dans Panama City et sur les axes n'est pas du tout évidente, nous dirons « du sport » avec un maximum de concentration. Heureusement Chantal conduit avec dextérité ! Il faut dire qu'elle a un bon copilote ! Une autre difficulté est le manque de panneaux de circulation, c'est souvent la devinette. Bonjour le stress !
Nous arrivons néanmoins tant bien que mal aux écluses du canal de Panama au lac Gatun. Nous y assistons au passage d'un porte-containers gigantesque baptisé « le château d'If » battant pavillon chypriote. Le spectacle vaut le détour. Le canal du midi peut se rhabiller !!! Ferdinand a fait la pige à Pierre-Paul Riquet !
Après avoir apprécié l'ouverture et la fermeture des écluses, nous partons pour le parc national Chagres-Portebelo à 20 minutes de voiture plus au Nord. Nous y séjournerons deux nuits dans un agréable bungalow de bord de mer à six mètres du rivage « le Sunset suites » (voir photo ci-dessus). Nous y rencontrons des gens sympathiques, dévoués et ce, comme depuis notre arrivée.
Les guides signalent les ruines du fort de Portobelo mais en fait, dirons-nous, il s'agit de trois murailles en ruines surplombées de quelques canons (nous précisons ici que Christophe Colomb a débarqué en ces lieux). Nous y jetons un bref regard et en profitons pour faire quelques emplettes alimentaires dans un commerce-cabane en tôle tenue par des asiatiques ( c'est souvent le cas ici pour les petits commerces ). Les prix affichés sont moins importants qu'en France. Nous constatons que de manière générale dans tout le pays, l'eau minérale en bouteille en même quantité est néanmoins plus chère que la bière ou le Coca-cola !!!??? Le coût de la vie est moins onéreux que chez nous. Le prix d'un repas moyen dans un restaurant est de 10 dollars, un petit-déjeuner 3 dollars. Il est bon de préciser que la monnaie coutumière ici est le dollar US, le Balboa (rien à voir avec Rocky), monnaie locale, est très peu utilisé. Par ailleurs, les distributeurs bancaires ne délivrent que des dollars. Dans le domaine de l'argent « la plata », nous avons constaté que toutes les banques ont des vigiles en gilet pare-balles ainsi que les grosses entreprises. De nombreux parkings sont dotés de surveillants. Tous les péages routiers sont surveillés par des militaires armés. Les sociétés de sécurité dans ce pays doivent avoir de sacrés chiffres d'affaires. On sent nettement la volonté politique de faire régner l'ordre. Les slogans en ce sens se succédent à la télévision.


Jeudi 1 er avril 2010 - 2 avril 2010 -

Nous prenons la route pour Santiago ( 4 ème ville du pays ) en direction du Costarica par la panaméricaine. Entre Santiago et David, c'est le pays des Gauchos et des Caballeros. Beaucoup d'haciendas avec de grands champs. Cette route en cette semaine Sainte est assez fréquentée - Quatre heures trente pour faire 300 kms. Notre objectif est la région de Chiriqui (Panama). Nous restons une nuit à Santiago. Demain, nous allons séjourner sur les plages de Chiriqui pendant deux jours à la playa de la Barqueta.

( Un point particulier concernant les adresses au Panama. Il n'y a pas d'adresse précise et cela rend la localisation difficile lorsque l'on veut se rendre à un point précis. L'on vous dit "entre la calle 9 et la calle 10" pas de numéro, rien ! Débrouillez-vous ! A bon entendeur, salut ! )



Après deux heures trente de route, nous voici à l'hôtel "Las Olas" ( signfie rouleaux ) en bordure d'une vaste et longue plage de sable volcanique trés fin (Elle présente une longueur de 17 km). La chaleur a été étouffante tout au long de la journée, heureusement que notre voiture est climatisée. Sur l'axe nous avons été contrôlés par la police qui établit de nombreux points de contrôle sur les axes.
A "la Olas", nous allons préparer en ce lieu, notre passage et notre séjour au Costarica.