mercredi 14 avril 2010

Costa Rica 3 - Du volcan Arenal vers la péninsule de Nicoya -










Mardi 13 avril 2010, Mercredi 14 avril 2010, jeudi 15 avril 2010.


Nous quittons la mer des Caraïbes pour rejoindre le volcan Arenal au nord de San José.
En quittant Cano Blanco nous "tombons" sur un passage à niveau de bananes. Oui vous avez bien lu ! Les routes au sein des plantations sont pourvues de barrières qui se ferment lors du passages des régimes souvent accompagnés des hommes suspendus avec les bananes. L'ensemble est tracté par un moteur sur cable. Cela circule comme un train. C'est un spectacle surprenant et amusant. La circulation des véhicules est interrompue pour laisser passer le convoi de bananes. C'est beau le modernisme !



Nous visitons en suivant une bananeraie qui nous présente le lavage, l'emballage des cartons de bananes à destination du monde. Le personnel travaille dans l'humidité et la chaleur avec automastisme au son d'une musique latino intensive. Les ouvrières et ouvriers reprennent les refrains. La musique les aide à supporter un tel labeur !




Les riverains supportent le traitement chimique des immenses plantations qui se fait par avion. En fait cela ne leur convient pas mais ils font avec.

Nous continuons notre route vers le volcan. Nous voilà arrivés en fin de journée. La vision du volcan nous rend immédiatement très humble. Une masse est face à nous, imposante, massive. La crête est envahie de nuages. Nous déposons nos bagages à l'hôtel Rossi et filons en direction du volcan. La face Est est emplie de végétation, par contre la face Nord laisse apparaître de nombreuses coulées de lave. Ce volcan est toujours en activité et à la nuit tombée, laisse paraître des flammèches, petites éruptions. Demain nous l'approcherons.




Dans l'immédiat, nous poursuivons jsuqu'au lac Arenal, immense masse d'eau de couleur verte qui le caractérise. Une épaisse jungle cerne le lac. Sur la route nous sommes mis en présence de gentils Coatis ( entre singe et raton laveur ) qui s'approchent de nous. Mignon petit animal à la mine sympathique. Quelques clichés ! La journée se termine en parcourant un pont suspendu de 100 m de long à 40 m du sol ! Un peu impressionnnant, il faut le dire. Le stage commando est loin !







Nous parcourons les pentes du volcan et approchons d'anciennes coulées de lave de 1968. A l'époque, Plus de 70 morts et des centaines d'animaux calcinés. La chaleur est forte et l'ascension modeste ( quelques centaines de mètres ) quelque peu pénible. De belles photos. Nous ne pourrons pas approcher le cratère, cela est interdit, néanmoins nous sommes satisfaits, nous avons eu droit à de belles images.












Nous quittons l'Arenal pour nous rendre aux volcan Ténorio et Miravalles ( vitesse 40/50 km/heure, impossible de rouleur plus vite sur les routes du Costa Rica, la vitesse est limitée à 80 km et la police veille ). Nous descendons jusqu'à la panaméricaine avant de remonter. Nous avons droit sur cet axe à des vastes étendues dessechées, de vrais déserts, où siègent des ranchs et des caballeros à cheval. C'est fou comme au Costa Rica en quelques kilomètres, les paysages peuvent varier radicalement, c'est vraiment surprenant. La chaleur est vraiment intense ( entre 37 et 40 degrés ).

Nous nous installons à l'hôtel Cacao à Bijagua. Ici pas d'air conditionné, un simple ventilateur. La nuit sera chaude. Vite une douche, des provisions, la visite sera pour demain vendredi.


Volcan Ténorio. Vendredi 16 avril 2010 -

Au terme de la nuit passée à Bijagua, nous allons sur les pentes du volcan Ténorio et entrons dans le parc national après 30 minutes de piste caillouteuse affligeante depuis le village. Nous effectuons un parcours pédestre de quatre heures à la découverte d'une superbe cascade bleue azur, d'un lac naturel d'un bleu merveilleux, et nous terminons par une baignade dans les eaux thermales et sulfureuses naturelles au sein des roches du rio céleste qui les borde. Nous pouvons ainsi alterner chaud et froid car ces eaux sont à 36/37 degrés pour les thermes et 16/17 pour le rio, un vrai plaisir ! Nous nous détendons !






La vision du lac bleu ( petite surface ) nous a ravi. Un vieux costa ricain posté prés de l'eau du lac s'adressant à Christian lui a dit en espagnol: « Si tu te baignes dans ce lac d'homme tu te transformes en femme et de femme en homme ». Un artiste, quant à lui, a écrit : « Dieu ,lorsqu'il a peint le ciel, a posé à son terme son pinceau dans ce lac ! ». Nous voulons bien le croire, le lieu est magique.
Nous notons durant la promenade que des ruisseaux d'eau sulfureuse bien jaunâtre se jette dans le rio. Il apparaît un superbe contraste de couleurs entre le bleu et le jaune. En fait, nous apprenons le bleu est obtenu par l'effet du gaz du volcan qui remonte dans l'eau.



Le volcan Ténorio vaut vraiment le détour au Costa Rica, nous le définissons comme un lieu immanquable. Il faut savoir que, pourtant, ce volcan est moins fréquenté que les autres !

Sur ces belles images, nous partons pour le volcan del Rincon de la vieja supposé à deux heures de là. Nous empruntons des pistes et encore des pistes caillouteuses, défoncées, lunaires pour certaines ( sur la route des « congères » de craie de part et d’autre , dirons nous, de plusieurs mètres et la chaussée à la limite de l'enlisement sablonneux-crayeux), nous perdant dans une nature sauvage et ingrate car les axes ne sont pas balisés ! Quelle galère ! Le bego a tout donné aujourd'hui ! Les « ticos bienveillants» nous font tourner malgré eux en rond. Un temps infini, plus de 60 km/ 80 km de dur parcours, et finalement nous nous replions en désespoir de cause sur la ville de Libéria pour sortir de cette prise de tête. Cela fait 4 heures trente que nous roulons ! Nous décidons d'accéder le lendemain au volcan par l'entrée principale ayant échoué sur l'autre voie ! On se pose dans une hacienda !

Samedi 17 avril 2010 -

Au lendemain, frais et dispos, après 16 kilomètres de piste, nous parcourons à pied, le parc volcanique du volcan du Rincon de la Vieja. Deux heures trente de superbes images de veines volcaniques en activité, vapeurs sulfureuses, lac d’ eaux bouillantes, terres sulfureuses bouillonnantes, mini volcan, nuages de souffre et d’eau. Nous sommes sur le territoire du « diable ». Voir de si prés les entrailles terrestres donne à réfléchir sur ce que nous avons sous nos pieds…. Après l’effort, le réconfort, nous filons aux « Hots springs », eaux thermales naturelles du volcan à quelques kilomètres de là. En pleine nature, plusieurs bassins d’eau souffrée à des températures de 38/40 degrés à 70 degrés. Deux heures dans ce havre de paix à se relaxer. Demain sera un nouveau jour.








Dimanche 18 avril 2010.


Nous quittons notre "ranch-hacienda" en direction des plages de la péninsule de Nicoya. Nous rejoignons les plages de sable blanc de : Brasilito, Conchal, Flamingo. Nous posons nos valises à la plage de Brasilito, petit village de pêcheurs qui a gardé son authenticité dans un hôtel de charme tenu par des italiens. Ici pas d'infrastructure hôtelière de masse et de béton ! Repas de midi les pieds dans le sable sur fond de musique costaricaine délivrée par trois caballeros en tenue mexicaine "armés" de guitares. La journée se termine sur une plage sauvageonne dans les eaux chaudes de l'océan pacifique !


Lundi 18 avril 2010.


Nous terminons notre séjour au Costa Rica. Quelques jours de détente dans un hôtel de bord de mer à la plage de Brasilito, un lieu à recommander ("hotel quina esencia") et nous reprendrons notre route.