Mardi 30 mars 2010.
Nous voici sur la route de Colon, deuxième ville du pays ( Panama City compte 700 000 habitants )( un pays à la taille de la Suisse ). Il s'agit d'un port qui établit de nombreuses liaisons commerciales avec la Colombie notamment Carthagène. Nous avons traversé en largeur le Panama, dans sa plus étroite partie, pour rejoindre cette agglomération à la mauvaise réputation notamment dans une partie qui s'appelle la "zone libre". La circulation en voiture de nuit y est fortement déconseillée ainsi que de déambuler de jour comme de nuit. Nous avons compris pourquoi une fois sur place ! Nous n'avons pas trainé ! Nous sommes rassasiés des grandes villes !
Sur les routes, nous sommes confrontés à des difficultés de circulation. Le code de la route y est bafoué, le passage en force est la règle. Ne parlons pas de l'état de certaines véhicules ! La circulation dans Panama City et sur les axes n'est pas du tout évidente, nous dirons « du sport » avec un maximum de concentration. Heureusement Chantal conduit avec dextérité ! Il faut dire qu'elle a un bon copilote ! Une autre difficulté est le manque de panneaux de circulation, c'est souvent la devinette. Bonjour le stress !
Nous arrivons néanmoins tant bien que mal aux écluses du canal de Panama au lac Gatun. Nous y assistons au passage d'un porte-containers gigantesque baptisé « le château d'If » battant pavillon chypriote. Le spectacle vaut le détour. Le canal du midi peut se rhabiller !!! Ferdinand a fait la pige à Pierre-Paul Riquet !
Après avoir apprécié l'ouverture et la fermeture des écluses, nous partons pour le parc national Chagres-Portebelo à 20 minutes de voiture plus au Nord. Nous y séjournerons deux nuits dans un agréable bungalow de bord de mer à six mètres du rivage « le Sunset suites » (voir photo ci-dessus). Nous y rencontrons des gens sympathiques, dévoués et ce, comme depuis notre arrivée.
Les guides signalent les ruines du fort de Portobelo mais en fait, dirons-nous, il s'agit de trois murailles en ruines surplombées de quelques canons (nous précisons ici que Christophe Colomb a débarqué en ces lieux). Nous y jetons un bref regard et en profitons pour faire quelques emplettes alimentaires dans un commerce-cabane en tôle tenue par des asiatiques ( c'est souvent le cas ici pour les petits commerces ). Les prix affichés sont moins importants qu'en France. Nous constatons que de manière générale dans tout le pays, l'eau minérale en bouteille en même quantité est néanmoins plus chère que la bière ou le Coca-cola !!!??? Le coût de la vie est moins onéreux que chez nous. Le prix d'un repas moyen dans un restaurant est de 10 dollars, un petit-déjeuner 3 dollars. Il est bon de préciser que la monnaie coutumière ici est le dollar US, le Balboa (rien à voir avec Rocky), monnaie locale, est très peu utilisé. Par ailleurs, les distributeurs bancaires ne délivrent que des dollars. Dans le domaine de l'argent « la plata », nous avons constaté que toutes les banques ont des vigiles en gilet pare-balles ainsi que les grosses entreprises. De nombreux parkings sont dotés de surveillants. Tous les péages routiers sont surveillés par des militaires armés. Les sociétés de sécurité dans ce pays doivent avoir de sacrés chiffres d'affaires. On sent nettement la volonté politique de faire régner l'ordre. Les slogans en ce sens se succédent à la télévision.
Jeudi 1 er avril 2010 - 2 avril 2010 -
Nous prenons la route pour Santiago ( 4 ème ville du pays ) en direction du Costarica par la panaméricaine. Entre Santiago et David, c'est le pays des Gauchos et des Caballeros. Beaucoup d'haciendas avec de grands champs. Cette route en cette semaine Sainte est assez fréquentée - Quatre heures trente pour faire 300 kms. Notre objectif est la région de Chiriqui (Panama). Nous restons une nuit à Santiago. Demain, nous allons séjourner sur les plages de Chiriqui pendant deux jours à la playa de la Barqueta.
( Un point particulier concernant les adresses au Panama. Il n'y a pas d'adresse précise et cela rend la localisation difficile lorsque l'on veut se rendre à un point précis. L'on vous dit "entre la calle 9 et la calle 10" pas de numéro, rien ! Débrouillez-vous ! A bon entendeur, salut ! )
Après deux heures trente de route, nous voici à l'hôtel "Las Olas" ( signfie rouleaux ) en bordure d'une vaste et longue plage de sable volcanique trés fin (Elle présente une longueur de 17 km). La chaleur a été étouffante tout au long de la journée, heureusement que notre voiture est climatisée. Sur l'axe nous avons été contrôlés par la police qui établit de nombreux points de contrôle sur les axes.
A "la Olas", nous allons préparer en ce lieu, notre passage et notre séjour au Costarica.
